LE VILLAGE DU PONT DE MONTVERT        
L'avenir, les jeunes, des projets.
© J.L Teyssié photographe
 
 

Le village du Pont de Montvert est le « centre du monde de la pêche à la mouche » pour les amoureux de la haute Lozère. Pascal Vernier y a installé ses activités en développant une école de pêche, en prenant la direction de l'AAPPMA du Haut Tarn, en guidant les pêcheurs dans les six no-kill qu'il a crée et en produisant de sacrés foies gras et des petits patés de canard délicieux. Au fait Pascal, mes préférés sont ceux avec un cur de foie gras. Réserve m'en quelques uns car je vais bientôt arriver!

Chaque année je fais un pèlerinage au Pont de Montvert où je rencontre mes amis et où je prends le temps de discuter un pastis à la main chez Jérome en regardant les truites gober dans le no kill qui traverse le village. Le matin, je vais déguster les gâteaux maison préparés à la Cévenole dans la boulangerie du Pont. Après une partie de pêche ou une séance de photo très matinale, rien ne vaut les sacristains avec un café pris au premier rayon de soleil chez Jérome.

     
   

Si le bourg de Florac commence à être connu par les actions adolescentes des rave-parties, le village du Pont de Montvert en haute Lozère, plus discret et moins médiatique protège encore d'une débauche contemporaine et commerciale quelques adolescents qui se soucient de l'avenir de leur campagne, de leur montagne et de leur rivière.
La techno virtuelle éloigne un peu les jeunes de la réalité du terrain. Certains citadins dessinent les poissons en barquette et les enfants de la campagne protègent les salmonidés en pêchant à la mouche sans ardillon sur des parcours no-kill. Il est notoire que les deux éducations sont distinctes.

Cyril, Ludovic, Yves, Jean-Baptiste et Guillaume savent évoluer dans une nature qu'ils maîtrisent. Ils en connaissent les mécanismes, les dangers et savourent tous les jours les plaisirs puissants d'une vie simple et symbiotique. L'art de vivre avec la nature devient une mémoire dont le feu s'éteint avec les générations qui disparaissent. Espérons que les petits ado du Pont de Montvert motivés par la pêche à la mouche, sauront défendre leur patrimoine aquatique ou du moins ce qu'il en restera. Ces mots sont dédiés à leur discours et leur effort. Ils sont les espoirs de demain et nous nous devons de les aider.
 
             
 
           
 
 

Cyril, Ludo et Yves sont nés au Pont de Montvert en haute Lozère. Guillaume est le petit estivant de Nice qui vient quelques jours partager la motivation halieutique de ses amis Lozériens. Tous sont fous de pêche à la mouche et tous aiment le contact direct avec une nature sauvage. Les discours vont bon train pendant les parties de pêche. On parle fille, musique, sortie, école, fringue, skate ou meule mais on ne perd pas la réalité du terrain et les conversations dérivent vite vers la cueillette des champignons, l'agriculture, la chasse, la pêche et surtout les rivières qui sont de plus en plus abîmées par les hommes. Conscients des menaces écologiques à 13 ou à 18 ans, ces petits gars ont des avenirs tracés vers des métiers environnementalistes. La chasse et la pêche leur font découvrir dans un esprit ludique les mécanismes d'une nature de proximité et les problématiques de terrain. Leur amour pour cette nature qui fout le camp, catalysent alors des réactions positives, bases des engagements de demain. Les ado ne veulent pas voir disparaître leur forêt, leur fleur, leur champignons, leur chevreuil ou leur truites. Pêcher à la mouche pour eux est synonyme de respect. Ils mélangent l'instinct de prédation et le respect des poissons en relâchant leur proies ferrées sur des hameçons sans ardillon. Ce contact sensuel avec la proie est essentiel. Il amène à la découverte de la différence, des autres vivants qui partagent l'épopée de notre planète. Comment respecter son prochain sans le connaître, le découvrir, le toucher ? La pêche à la mouche est alors un fil conducteur à la communication entre deux individus de deux mondes. Si le plus fort respecte le plus faible, alors toutes les leçons de morale se réactivent autour d'un poisson et d'un homme pour se projeter plus tard dans un état d'esprit sain.

   
 

Chez Jérome, après quelques bières et beaucoup d'histoires de pêche!

Pour de plus amples informations sur le village, vous pouvez contacter soit Francois Albrecht soit le syndicat d'initiative du village.

Lozère